L'univers du vivant en danger
Depuis toujours, l'homme modifie l'environnement à son profit en le considérant comme une ressource inépuisable. Aujourd'hui, l'impact des activités humaines est tel qu'il préfigure la 6e vague d'extinction. La nature évolue à un rythme beaucoup trop lent pour s'adapter à ces changements brutaux et rapides.
Les principales causes de la perte de la biodiversité sont les suivantes :
1. Destruction des habitats et modification des milieux (en France, la surface couverte par les aménagements routiers est supérieure à celle des espaces protégés).
2 . Prélèvement excessif et surexploitation des ressources (trafic d'animaux et de plantes menacés, poissons surexploités par une pêche non sélective, etc.).
3 . Introduction d'espèces exotiques (tortue de Floride, jacinthe d'eau, grenouille taureau, ragondin, etc.) qui se développent aux dépens des espèces locales.
4 . Réchauffement climatique (modification des aires de répartition des espèces, des virus, etc.).
Ces phénomènes entraînent des changements dans :
la structure des paysages (fragmentation ou destruction des milieux),
la composition des communautés animales et végétales (introduction ou extinction d'espèces),
le fonctionnement et l'évolution des populations (modifications des modes de sélection).
DES PERTES EN CASCADE ET IRREPARABLES
Le déséquilibre d'un milieu entraîne des effets en cascade (ex.: la disparition des colibris provoque celle des plantes qu'ils pollinisent).
La connaissance du degré de dégradation de la diversité du patrimoine naturel vivant est un immense défi pour deux raisons :
il est très difficile d'établir des références dans le passé qui permettent de savoir quelle était la biodiversité “originelle” d'un paysage donné,
il est impossible d'espérer la régénérer sur la base de nos connaissances scientifiques actuelles.
Il est donc urgent d'arrêter la perte de cette biodiversité car elle ne sera pas récupérable et entraînera inévitablement une réduction des choix possibles de développement pour les générations futures.
