Qu'est-ce que la biodiversité ?

C'est l'ensemble du vivant, des plantes, des animaux, des organismes microscopiques et de leurs gènes, mais aussi des différents paysages naturels. Ces derniers sont constitués d'une infinité d'écosystèmes de taille variable (de la flaque d'eau à la forêt). Chaque écosystème comprend les êtres vivants qui le peuplent et le milieu où ils vivent, dont ils dépendent du sol, relief, climat, etc.) et sur lequel ils exercent en retour une influence.

La biodiversité est souvent représentée par la diversité des espèces : assez simple à mesurer, celle-ci correspond à la liste des espèces peuplant un espace donné et reflète l'état de santé des écosystèmes. Les relations entre les êtres vivants sont multiples : ils s'entraident, se mangent ou sont en compétition pour l'utilisation des ressources disponibles. L'homme, espèce parmi les autres, fait partie de la biodiversité.


LA BIODIVERSITE , C'EST AUSSI...

Un univers à découvrir puisque nous ne connaissons qu'une petite partie des êtres vivants de la planète et que de nombreuses espèces vivantes disparaissent avant même qu'elles ne soient connues.

Un univers en constante évolution dont le rythme permet l'adaptation des espèces ou, s'il s'accélère, engendre leur disparition.

Un univers basé sur la différence entre les êtres vivants à l'origine de la diversité culturelle des sociétés humaines (langues, croyances, traditions, régime alimentaire, arts, etc.).

Un univers du vivant vulnérable, complexe et unique qui conditionne le futur de l'humanité par les biens et les services qu'il nous procure.


Qu'est-ce que la biodiversité ?

# Posté le vendredi 31 août 2007 11:38

Modifié le vendredi 31 août 2007 12:32

A quoi sert la biodiversité ?

La biodiversité est à la base de notre alimentation, de notre santé et de nos activités. Elle est le gage du bon fonctionnement et de l'équilibre de notre planète.

LA BIODIVERSITE , C'EST VITAL POUR ...

... notre alimentation


La pêche représente près de 100 millions de tonnes de nourriture au niveau mondial et constitue une des principales sources de protéines animales. L'agriculture est l'activité humaine la plus liée au vivant. La diversité des espèces et la diversité génétique s'illustrent par les variétés de fruits, de légumes, de races d'animaux domestiques, et jusqu'aux micro-organismes utilisés dans les productions alimentaires (ex. : espèces de champignons pour les fromages).

... nos activités

Le bois, le coton, la laine, l'osier, le caoutchouc, les biocarburants, etc. sont des matières premières pour l'artisanat et l'industrie.

... l'équilibre de notre planète

Les interactions des espèces avec leur habitat et des espèces entre elles forment un tout.

C'est cet ensemble qui assure le bon fonctionnement des écosystèmes. La disparition d'une espèce a le même effet que le déséquilibre d'une pile de livres sur une étagère.


... notre santé

Plus de la moitié des substances pharmacologiques est tirée des végétaux : le saule pour l'aspirine, l'if anticancéreux, le quinquina à l'assaut du paludisme, la pervenche de Madagascar pour le traitement de la leucémie des enfants...

LA BIODIVERSITE , C'EST AUSSI INDISPENSABLE A...

la croissance et au développement des végétaux qui dépendent des animaux pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons, oiseaux et même chauves-souris), des aérateurs (lombrics, taupes...) ou des décomposeurs (bactéries, champignons, insectes...). Une hécatombe parmi ces organismes aurait d'énormes conséquences sur la production alimentaire.

notre avenir car elle constitue un réservoir de gènes en grande partie inconnus.

notre bien-être car elle a un rôle récréatif, éducatif, culturel, spirituel ou esthétique à travers les relations que nous avons tissées avec la nature.

aux activités et donc aux formations et métiers qu'elle engendre pour faire découvrir, comprendre, aménager ou gérer la nature (agriculteur, forestier, écoguide, chercheur, conservateur, artiste, sportif, etc.).


2 . A QUOI SERT LA BIODIVERSITE ?

La biodiversité assure aussi de nombreux services relatifs à l'eau, l'air, le climat ou aux paysages. Elle a une valeur écologique, économique et éthique que l'homme ne peut remplacer.

C'est toujours vital grâce...

... aux services écologiques indirects apportés par le fonctionnement naturel des écosystèmes et dont l'importance est considérable en termes économiques et sociaux. Ces services incluent le maintien de la qualité de l'atmosphère et la régulation du climat, le contrôle de la qualité de l'eau et du cycle hydrologique, la formation et la fertilité des sols. Autant de phénomènes naturels qui nous procurent nourriture, médicaments, matières premières et beaucoup d'autres biens et services dont nous avons besoin et que nous ne savons reproduire.

Biens et services

Les forêts fournissent du bois, purifient l'eau, préviennent l'érosion et les inondations, tempèrent le climat, transforment les déchets en nutriments ou en matières premières telles que le pétrole et le gaz et, en période de croissance, stockent du carbone qui, autrement, contribuerait à l'effet de serre. Les cours d'eau et les zones humides permettent le déplacement des matières et des personnes, nourrissent les populations (pêche, irrigation des cultures, etc.) et développent une formidable capacité à dépolluer.

> Zoom sur d'autres biens et services de la nature

LA BIODIVERSITE EST ENFIN VITALE PAR...

sa valeur éthique. Nous avons le devoir moral de préserver toute forme de vie et, selon le principe d'équité entre les générations .

sa valeur sociale. L'Union mondiale pour la nature (UICN) considère que la biodiversité et les services qu'elle rend au niveau de l'écosystème sont essentiels au développement durable et notamment à l'éradication de la pauvreté dans le monde.

sa valeur économique. Selon l'Union européenne, les experts estiment la valeur financière des biens et services fournis par les écosystèmes à plus de 26 000 milliards d'euros par an, soit près de deux fois la valeur de ce que produisent les humains chaque année.

source : FNH .

A quoi sert la biodiversité ?

# Posté le vendredi 31 août 2007 12:30

Modifié le samedi 01 septembre 2007 04:03

Qu'est-ce qui menace la biodiversité ?

Les espèces comme les individus naissent, se développent et s'éteignent. Aujourd'hui, le rythme d'extinction s'est accéléré de 1 000 à 10 000 fois, entraînant un appauvrissement du vivant.

L'univers du vivant en danger

Depuis toujours, l'homme modifie l'environnement à son profit en le considérant comme une ressource inépuisable. Aujourd'hui, l'impact des activités humaines est tel qu'il préfigure la 6e vague d'extinction. La nature évolue à un rythme beaucoup trop lent pour s'adapter à ces changements brutaux et rapides.

Les principales causes de la perte de la biodiversité sont les suivantes :

1. Destruction des habitats et modification des milieux (en France, la surface couverte par les aménagements routiers est supérieure à celle des espaces protégés).

2 . Prélèvement excessif et surexploitation des ressources (trafic d'animaux et de plantes menacés, poissons surexploités par une pêche non sélective, etc.).

3 . Introduction d'espèces exotiques (tortue de Floride, jacinthe d'eau, grenouille taureau, ragondin, etc.) qui se développent aux dépens des espèces locales.

4 . Réchauffement climatique (modification des aires de répartition des espèces, des virus, etc.).

Ces phénomènes entraînent des changements dans :

la structure des paysages (fragmentation ou destruction des milieux),

la composition des communautés animales et végétales (introduction ou extinction d'espèces),

le fonctionnement et l'évolution des populations (modifications des modes de sélection).

DES PERTES EN CASCADE ET IRREPARABLES

Le déséquilibre d'un milieu entraîne des effets en cascade (ex.: la disparition des colibris provoque celle des plantes qu'ils pollinisent).

La connaissance du degré de dégradation de la diversité du patrimoine naturel vivant est un immense défi pour deux raisons :

il est très difficile d'établir des références dans le passé qui permettent de savoir quelle était la biodiversité “originelle” d'un paysage donné,

il est impossible d'espérer la régénérer sur la base de nos connaissances scientifiques actuelles.

Il est donc urgent d'arrêter la perte de cette biodiversité car elle ne sera pas récupérable et entraînera inévitablement une réduction des choix possibles de développement pour les générations futures.


Qu'est-ce qui menace la biodiversité ?

# Posté le vendredi 31 août 2007 15:36

Comment protéger la biodiversité ?

Respecter l'eau, l'air, le sol, c'est participer à la préservation de la biodiversité. Dans notre vie quotidienne, la préserver, c'est d'abord consommer moins et mieux.

Des gestes et des choix ...

Il existe des outils collectifs de protection de la nature, mais ce sont d'abord nos gestes et nos choix quotidiens qui contribuent à la sauvegarde de notre planète. C'est la somme et l'ampleur de ces actions en faveur de la vie qui détermineront notre futur.

Protéger la biodiversité, ce n'est pas seulement sauver les petites bêtes, c'est sauvegarder les systèmes naturels de la terre qui forment le support de notre vie :
c'est purifier l'eau, recycler l'oxygène, le carbone et d'autres éléments essentiels, maintenir la fertilité des sols, tirer notre nourriture de la terre, des eaux douces et des mers, produire des médicaments, sauvegarder la richesse génétique pour améliorer nos plantes cultivées et nos animaux domestiques, etc.

Trier ses déchets, utiliser les transports en commun, produire et consommer bio, économiser l'eau, l'électricité, favoriser les énergies renouvelables, faire des achats réfléchis, etc., ont des effets positifs sur l'air, le sol, l'eau, le climat ou les ressources et contribuent aussi à préserver la biodiversité.


Des actions de toute nature...

Préserver la biodiversité est l'affaire de tous ! Selon ses disponibilités et ses centres d'intérêt, il est possible d'agir de différentes façons :

S'engager à respecter la charte de la biodiversité :
L'émerveillement est le premier pas vers la connaissance et le respect. Il est vital que nos comportements et nos choix évoluent. Préserver la biodiversité est l'affaire de tous.

Devenez des ambassadeurs de la campagne "Sans nature pas de futur", en vous engageant à respecter la charte suivante :


1 Je cherche à découvrir et mieux connaître les espèces qui m'entourent.

2 Je m'interroge sur ma place dans l'univers du vivant.

3 J'ai conscience que la biodiversité est fragile, complexe et unique.

4 Je réalise que sans nature il n'y a pas de futur parce que nos vies sont liées.

5 Je comprends que mes gestes peuvent réduire la biodiversité et que les ressources de la planète sont limitées.

6 J'adopte des comportements respectueux de la nature.

7 Je participe ou mets en place des actions qui favorisent la biodiversité.

8 Je réfléchis avant de consommer.

9 J'encourage ma famille et mes proches à faire de même.

10 Je deviens un ambassadeur du développement durable.

Prendre conscience que nos gestes peuvent réduire la biodiversité

QUELQUES REGLES UNIVERSELLES...

La conservation des espèces passe par la protection de leur habitat et donc de toutes les interactions qui les lient.

Les perturbations naturelles (tempêtes, inondations, incendies) font partie de l'évolution des paysages et sont une source de maintien de la biodiversité. Il est important de respecter l'évolution dynamique des habitats dans les sites perturbés, même si cela va contre une certaine vision esthétique de la nature.

Dans les cas d'aménagements (plantations), il faut veiller à mettre en place des espèces diversifiées et similaires à celles qui occupaient le site auparavant. L'introduction de nouvelles espèces peut avoir des conséquences lourdes et entraîner de nombreux problèmes !

Les efforts de gestion ou de restauration ne se voient pas toujours rapidement : il faut être patient et persévérant !


MEMO

Lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, la biodiversité est apparue comme un bien vital et commun à tous. Son maintien est à la fois une priorité scientifique (comprendre le fonctionnement général de la planète), un enjeu éthique (droit à la vie des espèces), économique (ressources biologiques et génétiques) et social (partage des valeurs et des avantages entre les peuples).

Les actions de préservation doivent intervenir à trois niveaux : diversité spécifique (communauté), diversité génétique (population) et diversité écologique (paysage).

Une perte de diversité biologique entraînerait inévitablement une réduction des possibilités de développement pour les générations futures.
Comment protéger la biodiversité ?

# Posté le vendredi 31 août 2007 16:02

Les sens : moteurs de découverte au service de la biodiversité .

(Petite astuce : afin d'optimiser leur utilisation, il est intéressant de les utiliser séparément) .

La vue :


Quel que soit l'endroit où vous vous trouvez, jetez un coup d'½il au-dessus de votre tête. Sous un arbre, placez-vous le long du tronc et appréciez l'architecture des frondaisons, typique de chaque espèce.
En soirée regardez les hirondelles et autres martinets chasser les insectes dans la lumière décroissante. A la campagne, malgré la chaleur, au-dessus de champs en friche, regardez la cisticole des joncs faire du surplace en chantant pour marquer son territoire.


N'hésitez pas à utiliser des outils comme les jumelles ou les longues-vues qui permettent d'apprécier la finesse des animaux qui nous entourent, de capter quelques instants de leur vie, sans les déranger.
Si vous avez l'occasion de vous promener dans un marché, observez la diversité des formes, des couleurs et même des produits transformés par l'homme, reflet de la diversité des coutumes françaises.
Dans l'eau, que vous soyez vous-même hors ou dans cet élément, vous y verrez, en eau douce par exemple, quantité d'insectes évoluant à la surface ou en profondeur. Vous constaterez alors la diversité des adaptations entre l'araignée d'eau qui marche littéralement sur l'eau ou le dytique qui plonge avec ses « bouteilles » d'oxygène (en effet, avant de plonger, cet insecte place l'extrémité de son abdomen à la surface ce qui lui permet de piéger de l'air sous ses élytres et lui confère une autonomie de plonger).
Prenez le temps tout simplement de vous arrêter quelques minutes pour observer cette vie qui grouille autour de vous.


L'ouïe :

Être à l'écoute de dame nature, c'est ce que nous suggérons. Pour écouter, chose que nous avons du mal à faire même entre nous, n'hésitez pas à fermer les yeux. Placez vos mains en parabole derrière vos oreilles. Vous verrez que vous vous prendrez facilement au jeu, tous les sons sont amplifiés, et ce n'est rien comparé à l'ouïe d'une chouette. Tendez un peu l'oreille... vous entendez ?

Le chant des oiseaux qui profitent de la fraîcheur de l'aurore pour s'en donner à c½ur joie, le bruit du vent dans les feuilles, le pigeon qui roucoule, le grillon qui chante... tant de sons qui nous sont familiers mais auxquels nous ne prêtons plus attention. Quel que soit l'endroit où vous vous trouvez, il est rare que votre environnement soi muet. Essayez « d'analyser » le fond sonore, vous y distinguerez une multitude de sons, indices de présence des éléments qui vous entourent. Écoutez la diversité des textures de fruits par exemple, coupez une pomme puis une poire, le bruit est différent.
Et puis, savoir écouter, c'est aussi savoir se reposer, s'évader. Laissez-vous bercer tout simplement. Cette quiétude obtenue vous permettra d'autant plus d'être sensible à votre environnement sonore et de l'apprécier.


Le toucher :

Nous oublions trop souvent ce sens alors que nous sommes les premiers à être émerveillés par nos enfants... « touche-à-tout ».
Émerveillez-vous du touché souvent caractéristique des différentes feuilles d'arbres.
Si vous avez l'opportunité de côtoyer des animaux domestiques, comparez pelage et plumage. La laine du mouton n'a rien à voir avec la toison d'un lapin angora.


Lors d'une promenade en nature, prenez de la terre dans le creux de votre main et vous constaterez de grandes différences d'un endroit à l'autre. Vous constaterez qu'elle est plus ou moins friable, qu'elle se déstructure en des mottes plus ou moins fines... Ce geste est habituel pour nos agriculteurs qui sont capables d'interpréter ces informations et d'en déduire les potentialités culturales de la terre. Ces propriétés jouent, en effet, un tel rôle dans la rétention de l'eau dans la facilité de culture...


L'odorat :

Les fleurs sont, bien entendu, les meilleures ambassadrices de la diversité des odeurs. Mais les odeurs ne se limitent pas à cela. Redécouvrez les plantes aromatiques, passez vos mains dans le feuillage d'un pied de lavande ou de verveine, si vous avez la chance d'avoir un balcon ou bien même sur un rebord de fenêtre, placez une jardinière et plantez-y du romarin. Vous verrez le bonheur que vous ressentirez en prélevant une feuille et en la frictionnant entre vos doigts pour en extraire le parfum.

En ces jours d'été, la moindre pluie dégage une odeur caractéristique au contact du sol desséché. Les régions ont un parfum et l'odeur d'iode de bord de mer qui chatouille vos narines en est une illustration. Les animaux également. Au passage d'un cheval, un effluve persiste quelques secondes, dans une chèvrerie l'odeur musquée est spécifique... toutes ces senteurs font partie à part entière de notre environnement et sont des éléments constitutifs de nos souvenirs.


Le goût :

Lors de vos vacances, laissez-vous surprendre par le goût spécifique des produits régionaux. La gastronomie est une telle illustration des différences culturelles qui existent entre les régions, entre les pays. La découverte des plats d'une région fait souvent partie intégrante d'un certain dépaysement. Et gardez toujours à l'esprit que cette diversité de goût a pour matière première la diversité des fruits, des légumes, des espèces animales.

Même si vous ne vous sentez pas l'âme d'un grand chef cuisinier, il existe des recettes simples permettant d'apprécier les produits d'été. Laissez-vous tenter par un morceau de fromage de chèvre frais enrobé de jambon de pays, arrosé d'un filet d'huile d'olive, et parsemé d'herbes de Provence. En dessert, des tranches de figues poêlées recouvertes d'un morceau de mascarpone saupoudré de sucre roux et de cannelle, cela ne demande pas de dons particuliers. N'oubliez pas les plaisirs simples de fruits de saison consommés frais comme une part de melon, tellement rafraîchissante et déshydratante. Mais rappelez-vous que le plus simple des plats deviendra succulent si vous le partagez dans la joie. Car le principal malgré tout, c'est le moment que vous partagerez ensemble, en famille entre amis, avec pour toile de fond ces instants de plaisir gastronomique.



Cette ouverture des sens réalisée, Nous mesurons à quel point le monde qui nous entoure est présent, diversifié et source de découverte et d'émerveillement. Pour pouvoir en profiter encore longtemps, continuez à prendre soin de cette vie que l'on côtoie à tous moments.
Les sens : moteurs de découverte au service de la biodiversité .

# Posté le samedi 01 septembre 2007 03:22

Modifié le samedi 01 septembre 2007 04:04